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Au plus fort de son succès, voilà Jean-Jacques Goldman mis au pilori par la presse nationale qui ironise sur son côté "gentil", qui dénigre ses textes pour leur simplicité voire leur niaiserie et qui enfin trouve ses compositions musicales faciles et sans intérêt. C'est au moment de ses concerts au Zénith en septembre 85 (du 3 au 20) que la crise atteint son paroxysme. Se refusant jusque-là à tout commentaire, le chanteur achète une double page dans le quotidien "Libération" où sont reproduites ses plus mauvaises critiques. Répondant ainsi avec humour, il signe de sa main et à l'attention du public "Merci d'être venu quand même". En définitive, l'ensemble des concerts donnés durant la tournée sont "sold out" sans campagne d'affichage. On parle même de "Goldmania" car ce sont en majorité des jeunes filles qui sont attirées par les chansons de Jean-Jacques Goldman, comme si elles avaient trouvé un grand frère.
En juin 87, sort un nouveau 45 tours intitulé "Elle a fait un bébé toute seule". Goldman évoque ici l'émancipation des femmes, avec une note de tendresse. Il ne pense d'ailleurs pas que cela puisse faire un grand succès. Mais il se trompe et en définitive le public adhère une fois de plus à cette chanson au texte simple et efficace. En octobre, sort un double album que personne n'attendait vraiment. "Entre gris clair et gris foncé" est enregistré dans les conditions du direct avec quelques musiciens. Il se vend à quelques 250.000 exemplaires en un mois et atteindra le million dix ans après. Goldman parle de lui-même et de ses propres doutes d'une façon assez intimiste, comme dans "Puisque tu pars". Parmi les belles surprises, on trouve "Là-bas" duo avec une jeune sri-lankaise rencontrée dans le métro parisien, Sirima.
Toujours aussi peu présent dans les médias, Jean-Jacques Goldman l'est nettement plus sur scène. La tournée qu'il entreprend en 88, est sans précédent. Il effectue d'abord plusieurs concerts à Paris dans diverses salles : 3 jours au Bataclan, 3 jours à l'Olympia, 10 jours au Palais des Sports et 15 jours au Zénith. Le désir de ne pas faire comme les autres et de surprendre le public est toujours présent. En juillet, il participe au festival de la chanson francophone, les Francofolies de la Rochelle. En septembre, débute réellement le périple à travers la France, et même l'Afrique de l'ouest (147 dates). L'artiste révèle sur scène une présence que lui-même ne devait pas soupçonner à ses début. Entourés de quelques musiciens de talents comme Michaël Jones à la guitare ou Pinpin au saxophone, il déchaîne les foules avec des chansons commerciales, de qualité. | |||