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Interview Michael Jones - par Vanille

Comme prévu, j’ai pu avoir un entretien avec Michael Jones le 9 décembre 2003 au Rockstore de Montpellier. Malgré un planning plus que serré, il a répondu à mes questions avec la gentillesse et la disponibilité qu’on lui connaît. Nous n’avons pas eu le temps de finir l’interview en « live » mais il m’a proposé de lui envoyer les dernières questions par mail, ce que j’ai fait bien sûr.

Son concert a été un très bon moment, son public était au rendez-vous malgré la concurrence du Zénith, où Pascal Obispo était en concert au même moment.. Ce qui explique que Christophe Deschamps n’était pas présent, d’ailleurs. Claude Le Perron et Jacky Mascarel étaient là, très sympas aussi d’ailleurs.

Après le spectacle, Michael est venu discuter au bar du Rockstore avec le public, en toute simplicité. Dédicaces, photos, bien sûr mais aussi, quelques mots pour chacun.

Sympa, Michael, vraiment sympa. Et le concert, un très très bon moment.

Vanille (F.Rauzier) - Contact : rauzierfrance@infonie.fr

Michael Jones & Vanille

Bonsoir Michaël, je suis ici pour représenter le site internet JJGoldman.net [NDLR : et JJGFamille.com], consacrés à l’œuvre de Jean-Jacques Goldman et à son univers, dont vous faites, bien évidemment, partie.

D’abord merci de me recevoir malgré le peu de temps que vous avez ce soir et le retard pris sur vos horaires. Le public vous attend impatiemment, on l’entend d’ici...

Oui, il y a des soirs comme ça... on ne sait pas pourquoi ( rires), je suis désolé de vous avoir fait tant attendre.

Sachez que vos fans apprécient votre disponibilité et votre simplicité. N’y a-t-il pas des jours où la notoriété vous pèse, où vous souhaiteriez passer inaperçu ?

Ce n’est pas une question de notoriété, c’est juste une question d’emploi du temps qui est terrible...Donc, on a très peu de temps, parfois les gens pensent que c’est parce que l’on ne veut pas le faire et tout ...Mais non, là, vous avez vu depuis que je suis arrivé, je n’ai pas arrêté, c’est terrible...

Vous vivez en France, pays natal de votre mère depuis longtemps...

J’habite à Lyon, oui.

Vous êtes né au Pays de Galles, à quelle période avez-vous choisi de vivre en France, je crois que vous avez vécu d’abord en Normandie ?

Je suis arrivé en 1971 en Normandie , oui, je n’ai pas choisi, je ne pensais pas rester. Je suis venu en vacances, j’ai rencontré des musiciens, ils m’ont demandé de venir jouer avec eux, je pensais que ca durerait un an ou deux et en fait, je ne suis jamais retourné et voilà, les choses se sont faites comme ca....

Retournez vous de temps en temps au Pays de Galles ?

Non, je n’ai pas le temps...

Si vous deviez me décrire en deux, trois mots, le pays de Galles, que me diriez-vous ?

Le pays de Galles , c’est en trois mots : rugby, culture et chants, chansons, je veux dire.

Votre première expérience de groupe date de 1966, vous aviez 14 ans ?

Heu...oui, ca doit être ça, y a longtemps ! ! ( rires)

Le groupe s ‘appelait : Urban District Council Dib Dob Band, c’est ça ?

Oui, c’est ca ! (là, Michael corrige gentiment mon accent et ma prononciation hasardeuse). C’était le premier groupe sérieux avec qui j’ai joué en tout cas.

Avez-vous vécu l’expérience des musiciens de bal, comme Jean-Jacques ?

Tous, tous les gens qui sont là sur scène, on a tous fait ça

Vos influences musicales semblent être à la fois blues, rock et rythm’n blues. Quels groupes, guitaristes ou chanteurs vous ont vraiment marqué et donné l’envie de faire ce métier ?

Je ne peux pas mettre le doigt sur un en particulier...Si il y a quelqu’un que je dois citer, c’est Les Beatles parce que je faisais de la musique au Pays de Galles mais c’était essentiellement de la musique celte. C’est quand j’ai entendu pour la première fois Les Beatles que je me suis rendu compte qu’il y avait autre chose et que j’avais envie de découvrir d’autre musique que la musique celte.

Les concerts « Autour du blues » donnent l’impression que le blues est votre deuxième nature, avez-vous une préférence pour cette musique ?

Non, il se trouve que le blues s’est fait d’abord connaître en Angleterre, avant que ce soit connu dans le monde entier. Et c’est les anglais qui ont fait découvrir le blues aux autres et eux, ils ont découvert ça par les bases américaines qui étaient en Angleterre à l’époque...Mais aux Etats-Unis, le blues était encore quelque chose de très marginal. Maintenant, l’avantage du blues : c’est vraiment la musique la plus conviviale c’est à dire que n’importe qui peut prendre une guitare, faire un blues et faire le bœuf, c’est la musique qui permet de jouer avec les autres facilement.

Difficile de ne pas évoquer la rencontre avec Jean-Jacques Goldman. Je crois savoir que c’est par une petite annonce du groupe « Taï Phong », qui cherchait un chanteur, qu’elle a eu lieu. Jean-Jacques ne voulait pas faire la tournée de Thaï Phong en 1977.

Voilà exactement, je remplaçais Jean-Jacques

Vous souvenez-vous du tout premier contact, de vos premières impressions ?

Oui, je m’en souviens toujours parce qu’on a parlé très peu, on s’est dit « bonjour », parce que Jean-Jacques c’est pas quelqu’un de très loquace, c’est quelqu’un d’assez discret...En fait, on a écouté des chansons parce que c’était pour écouter des chansons qu’on s’était réunis, pour l’album. Et après on a commencé à parler de musique et c’était comme si on s’était toujours connu... C’était bizarre comme sensation, voilà.

Taï Phong s’est dissolu en 1979, y-a-t-il eu mésentente ou était-ce d’un commun accord ?

Oui...Ca s’est dissolu comme ca, sans qu’on se soit dit qu’on allait arrêter ou quoique ce soit...En tout cas, il y avait un vrai fossé musical qui commençait à se créer entre Jean-Jacques et moi d’une part et les autres.
Jean-Jacques et moi, on allait dans la même direction musicale et les autres étaient resté sur la musique un peu planante de l’époque et nous, ca ne nous intéressait plus.

En 1983, Jean-Jacques vous rappelle pour une tournée, c’est ca ?

Voilà, exactement

A ce moment-là, aviez-vous des projets pour rester dans ce métier à cette époque, projets que vous auriez donc abandonnés ?

Non, je faisais des bals avec un orchestre dont le chef d'orchestre est le monsieur qui sort de la porte là, tout de suite( rires)...et qui joue de la batterie avec moi, maintenant, voilà. Il s’agit de Michel Cousin.

Après Taî Phong, bien sûr, votre première participation à un album studio avec Jean-Jacques date de 1985 avec le célèbre "Je te donne" qui vous a fait connaître du grand public.

Oui, c’est l’album « Non Homologué »

Vous avez écrit le texte en anglais de « Je te donne » ?

Oui

Préférez-vous que l’on dise que c’est un texte contre le racisme ou « un texte pour la tolérance et l’égalité sous toutes leurs formes »?

C’est les deux...(rires)

Comment s’organise le passe le travail avec Jean-Jacques et les autres musiciens, Jean-Jacques sait-il exactement ce qu’il veut ou vous laisse-t-il prendre des initiatives?

Jean-Jacques sait toujours où il veut aller... Il sait à peu près tout ce qu’il veut, et il sait très bien choisir les personnes qu’il faut pour amener dans la direction où il veut aller.

Est-ce un choix de votre part de mettre votre carrière en solo en seconde position par rapport à celle de « guitariste et collaborateur Goldman» ? Ou est-ce un manque de temps aussi ?

Un peu les deux, mais il y aussi le fait que c’est mon travail avec Jean-Jacques qui me fait gagner ma vie. Ma carrière solo je la fais pour le plaisir mais je ne peux pas dire que je gagne ma vie avec ca...

Ce soir, donc, vous vous faites plaisir ?

On est payé quand même hein ! (rires)

Oui, heureusement d’ailleurs, on est bien d’accord ...

Mais je veux dire que pour le moment, je n’aurais pas les moyens financiers ni l’envie de toutes façons de laisser tomber ce que je fais avec Jean-Jacques, aucun de nous d’ailleurs. On s’amuse en plus avec Jean-Jacques, donc... pourquoi ? (rires)

Vous en donnez bien l’impression d’ailleurs !

Oui, c‘est sur...Voilà

J’ai aperçu Claude Le Perron, Jacky Mascarel.... avec vous ce soir

Oui, il y a Claude, il y a Jacky, Christophe ( Deschamps) était là tout à l’heure, il est venu dire bonjour. Il est en concert au Zénith ce soir.Ils vont revenir à la fin, oui.

Vos titres en solo sont très peu diffusés en radios ou télés, est-ce que cela vous agace ou vous indiffère ?

Je ne peux pas être indifférent, non...C’est comme ça, qu’est-ce que vous voulez ?

C’est dommage....

Oui, mais c’est comme ca, on ne peut rien faire, on n’est pas maître de ça...

Jean-Jacques dit de vous : « C'est le meilleur là où il est, sur le plan humain, sur le plan technique et sur plein d'autres plans. J'ai absolument besoin de lui pour sa polyvalence, ses qualités vocales et surtout à titre personnel ». Que diriez-vous de lui en retour sur le plan professionnel et personnel ?

Sur Jean-Jacques ? ..... Sur le plan professionnel, je pense que c’est un compositeur et un arrangeur hors pair. C’est un parolier fabuleux qui a le don de pouvoir écrire des chansons pour les autres, presque en se mettant à la place des autres, c’est quelque chose qui est très difficile. Il l’a fait pour plein de gens, il l’a fait pour moi aussi. Là, sur mon prochain album il y a une chanson de Jean-Jacques, c’est une « pure merveille ». Humainement, c’est quelqu’un de très juste, très attentif, voilà.

Vous étiez hier soir à Genève pour une soirée caritative, au profit des Enfants de la Terre ?

Non, ce n’était pas pour les Enfants de la Terre...Non, hier soir c’était un tennis concert pour The Little Dreams Fondation qui est l’association de Phil Collins, Il y avait Phil Collins, Yannick Noah, il y avait beaucoup de tennismen et pas mal d’artistes, voilà.

Vous répondez souvent présent à diverses sollicitations de soutien...

Pas tant que ça, un peu. Quand c’est vraiment pour des trucs où je sens que ca va apporter quelque chose, en fait.

Vous avez quand même un sens aigu de la générosité ?

Oui, mais c’est normal, non ?

Normal...., tout le monde ne le fait pas ?

Oh, je crois que tout le monde le fait un peu. Y en a qui le font et quine le montrent pas donc ...Voilà.

Avez-vous d’autres points communs malgré vos différences de tempérament, lui plus réservé et introverti que vous?

Jean-Jacques est quelqu’un de très réservé, oui, ca c’est sûr.

On dit que « les contraires se complètent » mais ne faut-il pas aussi des points communs pour qu’une amitié comme la votre fonctionne?

M. J : Notre point commun, c’est la musique et aussi on a la même philosophie de vie, la même façon de penser, la même façon de voir les choses. Donc on est des contraires surtout dans la façon de faire les choses... Par exemple dans notre façon de travailler certaines choses, moi je suis plus branché « son, technique » que Jean-Jacques, et voilà c’est comme ca ..

Participez-vous cette année aux concerts des Enfoirés à Toulouse, au profit des Restos du Coeur ?

Oui.

IL y a eu un petit problème sur le DVD Live de « Un tour ensemble » sorti en novembre. Qu’en pensez-vous ?

Le problème c’est que nous, on a travaillé très dur sur ce DVD pour faire un produit exceptionnel, malheureusement en France on ne sait toujours pas les fabriquer... On aurait du faire comme les autres mais Jean-Jacques ne veut pas faire travailler les étrangers, en général il préfère que ce soit fait en France...Malheureusement, en France on ne sait pas les faire...

Peut-on aujourd’hui l’acheter sans craindre des soucis à la lecture, quelque soit le lecteur ?

Même s’il y a un souci, il sera changé, il n’y a pas de problème.

Votre nouvel album était prévue pour novembre... Nombreux sont ceux qui m’ont chargée de vous poser la question : On peut l’espérer pour 2004 ?

Oui, oui ! Là, les enregistrements sont presque terminés, le problème c’est d’obtenir les musiciens et les studios en temps voulu. Comme c’est moi qui finance mon album, c’est pas quelque chose de toujours évident, il reste 3 chansons à rechanter en voix définitives, et j’ai quelques bricoles à faire encore mais l’essentiel est déjà terminé. Après il faut mixer et le sortir. Voilà.

Une "compil" ou une réédition de vos anciens titres ?

Non, il y a un projet pour un coffret de tout ce que j’ai fait, mais pour le moment, ce n’est qu’un projet.

Avez-vous un ou deux titres préférées dans votre répertoire ?

Elles sont toutes là pour une raison quelconque et je ne pense pas qu’il y ait une préférence pour l’une ou une autre...

Une grande salle parisienne pour vous tout seul, est-ce que cela vous tente, ou préférez-vous les petites salles ? Si Pourquoi ?

C’est marrant parce qu’on avait une discussion avec Sylvain là-dessus pendant qu’on descendait, Sylvain c’est mon manager...Et justement, je lui disais que je n’ai pas envie de faire de grandes salles, non. De toutes façons là, il ne faut pas non plus se voiler la face, je ne suis pas quelqu’un qui, aujourd’hui peut remplir une grande salle... Faut pas se faire d’illusions, quand je fais un bon « score », c’est aux alentours de 1000 personnes. Mais même si je pouvais, je ne le ferais pas.

Une tournée « Michael Jones » avec Jean-Jacques Goldman à la guitare, est ce que c’est possible ?

Envisageable, pas envisagé ! Mais il l'a déjà fait pour Gildas (Arzel). Si je lui demandais, je suis sur qu'il accepterait mais, pour le moment, ce n'est pas au programme.

Que pensez-vous des émissions dite de télé-réalité , telles que « StarAcademy » par exemple, les considérez-vous comme l’équivalent des radios crochets d’il y a quelques années ?

Oui

Vous n’avez donc pas d’a-priori négatif par rapport à ca ?

Non, ce qui compte c’est ce qui arrive après, en fait...Si ca peut servir à faire connaître quelqu’un, tant mieux.

Plusieurs personnalités ont essayé ce concept (hors télé) en créant leur propre école : Michel Fugain, Alice Dona, Francis Cabrel, etc. Aimeriez-vous former de jeunes talents si un jour le temps vous le permet ?

Ca existe depuis très longtemps, Alice Dona à Marseille depuis très longtemps. Je participe à Asttafort aux stages de Francis Cabrel.

Votre album sorti en 1997 « A consommer sans modération », contient pas mal de chansons plutôt nostalgiques, était-ce un état d’esprit du moment ?

Nostalgiques ? Non pas vraiment...C’est les chansons d’un mec de 45 ans qui a effectivement plus d’années derrière que devant , c’est tout. Et le prochain sera pire ! ! (rires)

 

Michael Jones : Vous voyez là, vous entendez plutôt, il faut vraiment que j’y aille parce qu’on m appelle sur scène...A toute à l’heure !

La suite de l’interview a été réalisé par mail, Michael a eu la gentillesse de répondre dans un délai très bref, je tiens à l’en remercier d’ailleurs. On comprendra donc que les réponses soient moins développées, le contexte étant bien entendu très différent...

 

Préférez-vous chanter en français ou en anglais ?

Je n'ai pas de préférence mais je sais que je chante mieux en Anglais

La tournée « Chansons pour les pieds », pour nous, public, reste inoubliable. Comment la qualifiez-vous, quel souvenir en garderez-vous ?

Inoubliable aussi.

Quels ont été, sur cette tournée, les moments les plus forts ?

L'hommage à Carole a été un moment intense au cours de cette tournée...

Quelle tournée avec Jean-Jacques vous a le plus marqué ou impressionné ?

Rouge et Un tour ensemble. La première aussi parce que c’était la première...

Quel artiste français ou étranger vous a le plus impressionné dernièrement, en concert ?

Il y en a trop pour que j’en désigne précisément un ou même deux...

Quelle est la question à laquelle vous refuseriez de répondre ?

N'importe quelle question sur ma vie privée resterait sans réponse...

Une rumeur circule disant que Jean-Jacques Goldman ferait, en avril, une « mini-tournée »....Acceptez vous de m’en dire plus, si tant est qu’il y ait quelque chose à en dire?

Tout est faux, c’est tout ce que j’ai à dire.